ALEXANDRE (Dom Jacques)

(Orléans 1653 - 1784)

TRAITE DU FLUX ET REFLUX DE LA MER, où l'on explique d'une manière nouvelle & simple, la nature, les causes, & les particularitez de ce Phénoméne; & qui a remporté le prix au jugement de l'Académie de Bourdeaux, le premier May 1726. A Paris, Chez Babuty, ruë S. Jâcques, à Saint Chrysostome. 1726, in-12°, veau, dos à 5 nerfs, orné, pièce de titre rouge, tranches rouges. Reliure de l'époque.

XIV pp. (Titre; Lettre de Monsieur Sarrau, Secrétaire de l'Académie de Bourdeaux, écrite au R. P. Dom Alexandre...; Préface), 4 ff.n.ch. (Table des chapitres; Table des figures; Approbation; Permission Du R.P.D. Thibault, Supérieur Général des Benedictins de la Congrégation de Saint Maur; Privilège du Roy), 176 pp. + 5 pp. (Catalogue des livres Nouvellement imprimez, & qui se vendent chez Babuty) et 6 planches dépliantes hors-texte. La planche 4 est accompagnée d'une figure mobile reliée à la planche par un double fil.

Polak indique 7 planches pour cette édition qui n'en a que 6 comme mentionné dans la table des figures au début de l'ouvrage.

- Autres éditions:

Référence polak:     51

Voir l’ouvrage de César d' Arcons, « Du flux et du reflux de la mer » pour l’historique sur les connaissances des marées.

Si l’ouvrage de Jacques Alexandre sur les horloges eut une bonne réputation et fit connaître son auteur, celui sur le flux et le reflux de la mer est loin de contenir autant de rigueur scientifique.

A une époque où Kepler et Newton ont établi exactement et mathématiquement les causes du phénomène des marées et toutes les bases de l’astronomie moderne, Jacques Alexandre admet sur ce sujet une hypothèse encore plus bizarre et plus absurde que celles de ses prédécesseurs César d' Arcons et Scalberge Miniere qu’il avait même empruntée de Baliani à savoir que la terre tournerait autour de la lune en un mois, et que par ce mouvement périodique les eaux seraient obligées de prendre une figure allongée, telle que le petit axe du sphéroïde serait dans la direction du mouvement de la terre sur elle même en 24 heures et que le grand axe serait dirigé vers la lune.

Dom Jacques Alexandre, Bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, fut l'inventeur des horloges à équation et l'auteur d'un « Traité général des horloges » en 1734.