BERTHOUD (Ferdinand)

(Plancemont 18.03.1727 - Paris 20.06.1807)

HISTOIRE DE LA MESURE DU TEMPS par les horloges. A Paris, de l'Imprimerie de la République. An X (1802 v.s.). 2 vol. in-4°, maroquin rouge, décoration dorée encadrant les plats, dos orné, tranches dorées, roulette dorée sur les coupes et à l'intérieur. Reliure de l'époque.

Reliure en maroquin rouge de Bozerian avec sa marque: « Rel. par Bozerian Jeune » au bas du dos du premier volume.

Les 23 planches ont été gravées par SELLIER. Les planches II, XI et XIX sont signées du dessinateur DROMARD. La gravure frontispice sur la page de titre est signée « CHOFFARD Ft An X 1802 ». Au premier plan, horloges et instruments évoquent les principales étapes de l'histoire de la mesure du temps: à gauche, les temps modernes avec une horloge de Huygens, une montre à longitudes, la lunette astronomique et le régulateur astronomique de Ferdinand Berthoud; à droite les temps anciens avec une horloge à foliot, une clepsydre, une horloge monumentale à une aiguille. Dans le fond: l'obélisque de la place de la Concorde.

 - Édition originale.

- Autres éditions:

L'édition originale de 1802 est disponible en consultation et téléchargement: Vol. I; Vol. II.

Référence Polak :    713

Alors âgé de 70 ans, Ferdinand Berthoud écrivait en 1797 dans une lettre à Lacépède: « ...Je vous prie encore Citoyen Président d'annoncer à la Classe un nouveau travail qui m'occupe... C'est l' « Histoire de la mesure du temps par les horloges », ouvrage qui formera le recueil des inventions les plus importantes qui ont été faites pour mesurer le temps... ».

Au mois de Brumaire an VII (novembre 1798), Naigeon, membre de l'Institut, demandait au nom de Ferdinand Berthoud, que cet ouvrage soit imprimé aux frais du gouvernement. Il notait: « ... Ferdinand Berthoud, notre confrère à l'Institut, travaille depuis plus de 30 ans à une histoire raisonnée de la mesure du temps; C'est le fruit des études de toute sa vie. Ce beau et intéressant travail est terminé... ». Le 11 frimaire an VII un rapport était adressé au ministre qui répondait: « ... vu l'état actuel des finances,..., j'ai besoin d'avoir sous les yeux la note exacte des frais auxquels pourront s'élever l'impression du manuscrit et la gravure des planches... ». Le ministre reçut un devis dont la somme s'élevait à 10.083 livres pour un tirage de 800 exemplaires. L'édition de l'ouvrage fut ordonnée à l'imprimerie de la République.

(Réf: « Ferdinand Berthoud 1727-1807 », La-Chaux-de-Fonds, 1984, in-4°).

Voir la biographie de Ferdinand Berthoud dans la description de l’ouvrage : « L’art de conduire et de régler les pendules ».