BERTHOUD (Ferdinand)

(Plancemont 18.03.1727 - Paris 20.06.1807)

TRAITE DES HORLOGES MARINES contenant la théorie, la construction, la main-d'oeuvre de ces machines, et la manière de les éprouver, pour parvenir, par leur moyen, à la rectification des Cartes Marines, et à la détermination des Longitudes en Mer; avec Figures en Taille-douce. Dédié à Sa Majesté, & publié par ses ordres. A Paris, Chez J.B.G. Musier fils, Libraire, Quai des Augustins, à S. Etienne. 1773, in-4°, demi-chagrin vert foncé à coins, papier marbré sur les plats, dos à 4 nerfs, orné, tranches jaspées. (Reliure du XIXe siècle).

XL pp. (Faux titre; Titre; Epître au Roi; Introduction au traité des horloges marines; Table des chapitres du traité des horloges marines; Errata; Avis au relieur), 590 pp. et 27 planches dépliantes hors texte.

Vignette de COCHIN (datée de 1773) gravée par CHOSSARD en en-tête de l'épître au Roi. Les planches, gravées par CHOSSARD, ont été dessinées par GOUBIER.

- Edition étrangère:

(Réf: « Ferdinand Berthoud », La Chaux-de-Fonds, 1984, in-4°).

Référence Polak:     701

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Encouragé par le succès éclatant du bon fonctionnement de son horloge marine N° 8 testée à bord de la corvette « Isis » au cours du voyage de Fleurieu qui dura près d'un an en 1768-1769, Ferdinand Berthoud, qui avait obtenu le 1er avril 1770 le brevet si chèrement convoité d'Horloger Mécanicien du Roi et de la Marine, écrivit au ministre de la Marine le duc de Praslin un mémoire daté du 14 août 1770 et exposant ses projets futurs, notamment la publication d'un ouvrage qui sera le « Traité des horloges marines »:

«  ... Et comme la découverte des Horloges Marines en France est due aux encouragements que j'ai reçus du Ministre, je crois qu'il n'est pas moins honorable pour la Nation, pour Monseigneur le Duc de Praslin, qu'utile aux Navigateurs, de rendre cette découverte publique par l'ordre et aux frais de sa Majesté, afin que les bons horlogers puissent en exécuter de semblables.

En conséquence et pour concourir autant qu'il est en moi au bien de la société, je consens et promets de publier tout ce qui concerne la découverte de mes Horloges Marines et je demande à Monseigneur le Duc de Praslin la permission de lui dédier ce travail et de le publier sous ses Auspices.

Ce traité des Horloges Marines contiendra toutes les recherches que j'ai faites, soit pour en fixer la théorie, ou la construction; les Descriptions de chaque Machine, les Plans et Dimensions des diverses horloges marines que j'ai faites, les instruments que j'ai construits pour faciliter et perfectionner leur exécution: tous les détails de main d'oeuvre: En un mot tout ce qu'il est nécessaire de savoir pour faire de pareilles horloges:sans me réserver aucune connaissances ni des moyens qui m'ont servis à leur donner la justesse qu'on leur a reconnue dans l'épreuve qu' elles ont subie durant l'espace d'une année... ».

Début 1773, l' impression était achevée. L' ouvrage fut présenté à Versailles au Roi, au Dauphin, au Comte de Provence, au Comte d'Artois. Il était dédié non plus au Duc de Praslin -qui n'était plus ministre de la Marine- mais au Roi.

Dans son traité, Berthoud ne dit pas un mot de Pierre Le Roy et s'attribue ainsi tout ce qui avait été fait en France depuis Sully. Il s'éleva alors entre les deux artistes une querelle de priorité dans laquelle Berthoud attaquait et Le Roy se défendait. Ce dernier répondit au « Traité » par un « Précis des recherches faites en France depuis 1730 pour la détermination des longitudes par la mesure artificielle au temps », la même année Berthoud riposta par des « Eclaircissements sur les machines à longitudes » après lequel Le Roy fit imprimer en 1774 une « Suite à son précis ».

(Réf: « Ferdinand Berthoud », La Chaux-de-Fonds, 1984, in-4°; Jean Le Bot « Les chronomètres de marine français au XVIIIe siècle », Grenoble, 1983, in-4°).

Voir la biographie de Ferdinand Berthoud dans la description de l’ouvrage : « L’art de conduire et de régler les pendules ».