BOUGUER (Pierre)

(Croisic 10.02.1698 - Paris 15.08.1758)

DE LA MATURE DES VAISSEAUX. Piece qui a remporté le prix de l'Académie Royale des Sciences, Proposé pour l'année 1727, selon la fondation faite par feu M. Rouillé de Meslay, ancien Conseiller au Parlement. A Paris, Rue S. Jacques, Chez Claude Jombert, au coin de la rüe des Mathurins, à l'Image de Notre-Dame. 1727.

2 ff.n.ch. (Titre, Extrait des Registres de l'Académie Royale des Sciences, Privilège du Roy, Errata), 164 pp., 1 tableau dépliant hors texte (page 52) et 5 planches gravées dépliantes hors texte. Est relié à la suite:

[ANONYME:] MEDITATIONES super problemate nautico, De implantatione malorum, quae proxime accessere Ad praemium anno 1727. à Regia Scientiarum Academia promulgatum. Parisiis, Apud Claudium Jombert, Bibliopolam, Via San-Jacobaea, sub signo Beatae Mariae. 1728. Cum Approbatione & privilegio Regis.

1 f.n.ch. (Titre, Errata), 48 pp. et 2 planches gravées dépliantes hors texte. Est relié à la suite:

[CAMUS:] DE LA MATURE DES VAISSEAUX, piece qui a concouru à l'occasion du Prix proposé l'an 1727. par Messieurs de l'Académie Royale des Sciences. A Paris, Rue S. Jacques, Chez Claude Jombert, Libraire, au coin de la rüe des Mathurins, à l'Image Notre-Dame. 1728. Avec Approbation & Privilege du Roi.

1 f.n.ch. (Titre), 63 pp., 1 p.n.ch. (Approbation de Messieurs de l'Académie et Errata) et 3 planches gravées dépliantes hors texte.

3 ouvrages reliés en 1 vol. in-4°, veau, triple filet à froid encadrant les plats, dos à 5 nerfs, orné, pièce de titre rouge, tranches rouges. Reliure de l'époque.

La troisième planche du traité de Camus est signée du sculpteur: DE BEREY.

Référence Polak :    1047

Dans son traité, Pierre Bouguer démontre que la mâture ne doit pas être proportionnelle aux autres parties du navire. Son travail d'expérimentation a pour objet de rendre moins imparfaites les règles de proportions suivies ordinairement. Sa démonstration est fondée sur les expériences qu'il a faites avec des petites maquettes en changeant l'emplacement des mâts et en leurs donnant des dimensions différentes. Pierre Bouguer a surtout cherché à obtenir une meilleure stabilité du navire. Il a prouvé qu'il serait avantageux de réduire la hauteur des mâts tout en augmentant l'envergure (la largeur des voiles). Mais sa démarche, bien qu'intégrée au cours de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, n'a pas pour autant généré une autre méthode permettant de calculer les surfaces de voilures.

(Réf: Sylviane Llinares: « Marine, propulsion et technique… », Paris, 1994, 2 vol. in-8°).

Voir la biographie de Jean Bouguer à la description de l’ouvrage « De la méthode d’observer en mer la déclinaison de la boussole ».