DESHAYES (P. B. )

REFLEXIONS PHILOSOPHIQUES SUR LES EFFETS DE L'HUILE SUR LA MER. Moyens plus puissans & moins coûteux pour adoucir les mouvemens d'un Vaisseau, le munir contre la tempête, & s'en sauver dans le naufrage. A Versailles chez Blaizot et à Paris chez Valade, 1777. In-12°, plaquette brochée de l'époque.

16 pp.

L'auteur propose trois moyens pour diminuer les risques de naufrage d'un navire dans une tempête en réduisant l’amplitude des vagues et leurs effets sur la coque:

En ceinturant le navire, près de sa flottaison, d'une série de tuyaux de toiles de 1 pouce et demi ou 2 pouces de diamètre renforcés par une armature métallique et remplis d'huile qui, en suintant à travers la toile, se répand sur la mer et calme les flots tout autour du navire.

En entourant le vaisseau de planches de bois percées reliées entre elles par des cordes. Ces planches pouvant en outre être utilisées comme radeaux de survie en Cas de naufrage.

En entourant le vaisseau de claies d'osier ou de nattes de pailles retenues entre elles et le navire par des cordes afin de réduire l'effet de choc des vagues sur la coque.

Il est à noter que le phénomène bien connu de l'apaisement, au moyen d'un film d'huile, de la surface de la mer agitée par le vent est toujours d'actualité puisque à bord des embarcations de sauvetage des cargos et des paquebots d' aujourd'hui, il est encore obligatoire d'avoir un cône en toile dans lequel on verse de l’huile et qui permet de répandre petit à petit ce liquide sur la surface de l'eau à la partie extrême de l'embarcation qui est face au vent.