EULER (Léonard)

(Bâle 15.04.1707 - Saint Pétersbourg 07.09.1783)

EXAMEN Des efforts qu'ont à soutenir toutes les parties d'un Vaisseau dans le Roulis & dans le Tangage. Ou Recherches sur la diminution de ces mouvemens. Pièce qui a partagé le Prix de l’Académie en 1759.

Fait partie de l'ouvrage:

PRINCIPES HYDROSTATIQUES ET MECANIQUES ou mémoire sur la manière de diminuer le roulis et le tangage d'un navire, sans qu'il perde sensiblement par cette diminution, aucune des bonnes qualités que sa construction doit lui donner, Par Daniel BERNOUILLI, suivi de DEUX MEMOIRES sur le même sujet: Le premier, intitulé « Examen des efforts qu'ont à soutenir toutes les parties d'un vaisseau dans le roulis et le tangage, ou Recherches sur la diminution de ces Mouvemens », par Léonard EULER. Le Deuxième, Mémoire sur le Roulis et le Tangage d'un vaisseau, par GROIGNARD, constructeur de vaisseaux. Paris, Chez Bachelier, Libraire, quai des Augustins, n055. 1810, in-4°, demi-veau à coins, papier marbré sur les plats, dos lisse, orné, pièce de titre rouge, tranches mouchetées. Reliure de l'époque.

2 ff.n.ch. (Faux titre; Titre et Avis), 96 pp. (mémoire de Daniel Bernouilli) + 47 pp. (mémoire de Léonard Euler) + 51 pp. (mémoire de Groignard), et 9 planches dépliantes hors texte.

Les deux planches du traité d'Euler ont été gravées par de LA GARDETTE.

Référence Polak:     3246

Léonard Euler apprit les premiers éléments de mathématiques de son père, Paul Euler, qui avait étudié avec Jacques 1er Bernouilli. Destiné aux études théologiques, il fut envoyé à l'université de Bâle, où il suivit le cours de Jean 1er Bernouilli, avec les fils duquel il se lia d'une profonde amitié. Lorsque ceux-ci furent appelés à Saint-Pétersbourg par Catherine Ire, Euler les y rejoignit et, en 1732, remplaça dans la chaire de Mathématique Daniel Bernouilli, qui retournait en Suisse. Malheureusement, en 1735, une congestion cérébrale provoquée par un excès de travail lui fait perdre l'oeil droit, et une cécité progressive affligea une grande partie de son existence. En 1736, Euler publiait un « Traité complet de mécanique », qui fut le premier grand ouvrage où l'analyse ait été appliquée à la science du mouvement. En 1741, il fut invité à Berlin par Frédéric II, qui le nomma en 1744, directeur de la classe de mathématique de l'Académie de Berlin. A cette époque, il acheva sa « Théorie des isopérimètres », permettant de déterminer les courbes ou les surfaces pour lesquelles certaines fonctions indéfinies sont plus grandes ou plus petites que pour toutes les autres. Cet important problème n'avait reçu que des solutions partielles. Euler développa la méthode qui se cachait sous ces solutions et la définit en formule générale. La même année, il publiait sa « Théorie du mouvement des planètes et des comètes », remportait le prix proposé par l'Académie des Sciences de Paris sur la « Théorie de l'aimantation » et résolvait, pour le roi de Prusse, les principaux problèmes de balistique. La princesse d'Anhalt-Dessau, nièce du roi, voulut recevoir de lui des leçons de physique. En même temps, il publiait ses deux grands ouvrages d'analyse: « Introduction à l'analyse des infiniments petits » (1748) et les « Institutions du calculs différentiel » (1755), qui restèrent classiques pendant longtemps. Rappelé en 1766 par Catherine II à Saint-Pétersbourg, il perdit l'oeil qui lui restait, mais cette infirmité ne l'arrêta même pas dans ses travaux, et il fit paraître les « Institutions du calcul intégral » (1768-1770). L'Académie des Sciences de Paris avait déjà couronné plusieurs mémoires d'Euler; elle mit au concours pour 1770 et 1773 de nouveaux perfectionnements à la théorie de la lune: Euler et son fils Johann Albrecht virent leurs mémoires couronnés.

L'opération de la cataracte rendit partiellement la vue au grand mathématicien, mais la guérison ne fut pas complète. Il mourut d'une attaque d'apoplexie à Saint-Pétersbourg en 1783.