LALANDE (Joseph-Jérôme Lefrançois de)

(Bourg-en-Bresse 11.07.1732 - Paris 04.04.1807)

TRAITE DU FLUX ET DU REFLUX DE LA MER, D'après la théorie et les observations. Extrait du quatrième Volume de l'Astronomie. A Paris, Chez la Veuve Desaint, rue du Foin-Saint-Jacques, 1781, in-4°, demi-veau, papier marbré sur les plats, dos lisse orné, pièce de titre rouge, tranches marbrées. Reliure de l'époque.

1 f.n.ch. (Titre), 348 pp. et 1 planche hors texte.

La planche a été gravée par GAITTE.

Annotations manuscrites sur la page de titre et dans le texte.

Joseph-Jérôme Lefrançois de Lalande fut d'abord élève des jésuites, qui l'envoyèrent faire son droit à Paris. En suivant le cours de l'astronome Delisle au Collège de France, il se passionna pour l'astronomie. En 1751, il participa à l'entreprise d'une étendue exceptionnelle qui fut conçue, lors de l'opposition périhéllique de Mars, pour l'étude de la Lune, dont il alla mesurer la parallaxe à Berlin, pendant que Lacaille opérait au cap de Bonne-Espérance. La comparaison de leurs résultats permit de fournir une excellente valeur, 57' 11", la valeur moyenne exacte étant 57' 2". Reçu membre de l'Académie de Berlin, il publia à ce sujet, en 1752, une notice. Il commença alors à travailler à la théorie des planètes, et donna, en 1759, une nouvelle édition améliorée des tables de Halley pour les planètes et les comètes, augmentée des tables des satellites de Jupiter par Wargentin, du catalogue de Lacaille et de l'histoire de la fameuse comète de Halley. Chargé en 1760 de la rédaction de la « Connaissance des temps », il remplaça en 1762 Delisle dans sa chaire d'astronome au Collège de France. Directeur de l'Observatoire de Paris de 1768 à sa mort, il fit paraître en 1801 son « Histoire céleste française », groupant les observations qu'il fit, avec son neveu Michel de Lalande, entre 1789 et 1798, et décrivant la position de 50.000 étoiles jusqu'à la magnitude 9, comprises entre le pôle et la déclinaison -20°. Plusieurs centaines de celles-ci sont des étoiles visibles à l'oeil nu, qui n'avaient jamais été mentionnées auparavant. Il rédigea en 1802 les deux tomes consacrés au XVIIIe siècle de « L'histoire des mathématiques » de Montucla, et sa volumineuse « Bibliographie astronomique » (1803) est une chronique de la science de son temps (Cet ouvrage est disponible sous format informatique ("pdf") depuis le site de la BnF. Il suffit de cliquer ici et de choisir ensuite l'option "Télécharger" ou de choisir le N° de la page à consulter). Passionné pour la discussion, très sensible aux louanges, il eut de nombreuses querelles, notamment avec Cassini de Thury et Bernardin de saint-Pierre.

(Réf: dictionnaire Larousse en 10 Vol.).