MAIROBERT (Mathieu-François Pidansat de)

(Chaource 20.02.1707 - Paris 27.03.1779)

PRINCIPES SUR LA MARINE. Manuscrit, grand in-8°, demi veau, papier marbré sur les plats, coins en vélin, dos lisse, orné, pièce de titre, reliure de l'époque.

1 f.n.ch. (avec cadres, sans texte), 1 f.n.ch. (avec cadres et titre général décoré en couleurs "Ministère de Mr Colbert"), 854 pp.n.ch.

Chaque page est décorée d'un cadre tracé à l'encre marron à l'intérieur duquel se trouve le texte manuscrit.

Étiquette ex libris "Monsieur Cauroy" sur le second feuillet n.ch.

A la page 2, on peut lire le commentaire suivant fait avec la même calligraphie que le texte de l'ouvrage:

"Cette histoire de la marine en cinq tomes est de Mr Pidansat de Mairobert dont la fin tragique a été très comme dans le temps. Il avait un employ dans les bureaux de la Marine qui le mettait à portée de consulter les pièces qui sont dans les dépôts. C'est vers l'an 1760 qu'il fit ce mémoire et le donna à un de ses amis".

Autres exemplaires connus de ce manuscrit:

(Réf: Catalogue des manuscrits du dépôt des cartes et plans conservés à Vincennes; Catalogue des Archives nationales).

Pidansat de Mairobert fut employé aux bureaux de la Marine, ce qui mit à sa portée les pièces des dépôts comprenant les ministères de Colbert, Seignelay, Pontchartrain et de Morville, couvrant la période de 1673 à 1723.

Le texte est rédigé en parfaite calligraphie d'une lecture facile. La dernière partie renferme des jugements sur certains officiers de marine cotemporains de l'auteur, et un état des marines de France (en 1756), d'Angleterre, d'Espagne et du Portugal. On trouve aussi de nombreux discours sur l'armement, le commerce, les colonies, les guerres avec les barbaresques, etc.

Pour voir le texte intégral de ce manuscrit, cliquez sur ce lien.

Les 5 tomes indiqués dans le commentaires reporté ci-dessus correspondent en fait aux 5 parties de l'ouvrage qui sont les suivantes:

Chaque partie se termine par une table des matières des chapitres traités.

On trouve à la suite:

Littérateur français, Mathieu-François Pidansat de Mairobert a été amené de bonne heure à Paris où il fut élevé dans la maison de Mme Doublet de Persan. Il ne cessa de faire partie de la société littéraire qui se réunissait chez cette dame, et fut un des auteurs du journal manuscrit qu'on y rédigeait. Amateur des nouveautés littéraires et dramatiques, il se trouva mêlé aux querelles des écrivains du temps. Il abordait aussi les questions politiques, et parait avoir tour à tour reçu les confidences de fonctionnaires importants, tels que Malesherbes, Sartines et Lenoir. Outre un emploi de censeur royal et le titre honorifique de secrétaire du roi, il fut secrétaire des commandements du duc de Chartres (depuis Philippe-Egalité). Il fut en 1779 compromis dans le procès du marquis de Brunoy, dont il se trouvait le créancier pour une somme considérable, et quoique, selon l'opinion générale, il ne fût en cette affaire que le prête-nom d'un haut personnage, le parlement lui infligea un blâme public, par arrêt du 27 mars 1779. Mairobert se crut déshonoré. Le soir même, il alla chez un baigneur, s'ouvrit dans le bain les veines avec un rasoir, et acheva de s'ôter la vie d'un coup de pistolet. Il avait soixante-douze ans. Le curé de Saint-Eustache ne consentit à l'inhumer qu'après ordre exprès du roi. On a de ce publiciste: "La querelle de M.M. de Voltaire et de Maupertuis" (1753), in-8°; "Les prophéties du grand prophète Monet" (1753), in-8°; "Lettres sur les véritables limites des possessions angloises et françoises en Amérique" (1755), in-12°; "Réponse aux écrits des anglois sur les limites de l'Amérique angloise" (1755), in-12°; "Lettre à Mme de *** sur les affaires du jour, ou réflexions sur l'usage qu'on peut faire de la conquête de Minorque" (1756), in-12°; etc.