PAGANI (Chevalier de)

MAXIMES. Manuscrit du XVIIIe siècle sur la navigation, in-8°, vélin, dos lisse, rabat sur la couverture. Reliure de l'époque.

1fnch (armes et planisphère en couleur en 2 parties sur la première page, seconde page blanche), 1fnch (armes en couleur sur la première page avec globe céleste encadré de deux animaux marins, seconde page blanche), 8ffnch de tables de la déclinaison du soleil pour les années 1700 à 1789, 27 ff.n.ch de maximes et d'exemple de calculs nautiques (calcul de la distance zénithale d'un astre, de la latitude d'un lieu connaissant la hauteur du soleil ou d'une étoile au moment du passage à son méridien,  corrections à apporter à la hauteur mesurée de l'étoile polaire, en fonction de sa position par rapport à ses gardes pour avoir la hauteur du pole Nord vrai, et enfin un traité sur la variation du compas et le moyen de la mesurer).

Les tables de la déclinaison du soleil sont en deux parties. La première, sur une seule page, permet, selon l'année, de se reporter à la seconde table, grâce à un indice numéroté de 1 à 7. Cette table possède 2 colonnes. Sur la seconde, on y entre avec l'année (de 1700 à 1789) et en face, sur la première, on trouve l'indice (de 1 à 7) qui permet de se reporter à la seconde partie. Cette seconde partie, de 14 pages, est divisée en 7 tables correspondantes aux 7 indices de la première table. Chaque table indique la déclinaison du soleil (en degrés et minutes) pour chaque jour des 12 mois de l'année. C'est ainsi par exemple que les années 1726 et 1730 de la première table ont l'indice "5" qui renvoie à la table "5" de la seconde partie. Sur cette table "5", on trouve la déclinaison du soleil du 1er janvier au 31 décembre. Les en-têtes de ces tables sont en italien.

les exemples de calculs nautiques sont, pour la plupart, illustrés par des projections graphiques des sphères locales, terrestres et célestes avec positionnement des axes de l'horizon, de l'équateur, de l'écliptique et de l'astre sur le méridien local. Contrairement aux tables de déclinaison, tout le texte de cette seconde partie est en français.

Sur la dernière page de garde, on peut lire la mention manuscrite: "Fait par Monsieur le Chevalier Pagani, Lieutenant du vaisseau, de St Jean, 1715". L'auteur a peut-être navigué su le vaisseau "Saint Jean", construit à Toulon de 1702 à 1704 par François Coulomb, mis en service en juin 1704 et remis en septembre de la même année à l'ordre de Malte qui en avait commandé la construction et qui l'utilisa de mars 1705 à 1718.