REAUMUR (René Antoine FERCHAULT de)

(La Rochelle 1683 - S.Julien du Te. 17.10.1757)

FABRIQUE DES ANCRES, lue à l'Académie en juilet 1723. Par M. de Réaumur. Avec des notes & des additions de M. DUHAMEL. S.l.n.d. In-4°, brochage de l'époque, sans titre.

64 pp. et 2 planches h.t.

Cahier séparé ayant fait parti d'un ensemble, avec l'indication « Tome XV » en bas de la page de titre. Les 2 planches ont été gravées par BILLE en 1779.

- Autre édition:

Référence Polak:     7974

Les notes de DUHAMEL DU MONCEAU, écrites vers 1760, dépassent de beaucoup, en quantité, le texte de Réaumur.

René Antoine Ferchault de Réaumur fit ses premières études à La Rochelle, et sa philosophie chez les jésuites de Poitiers. De là, il alla en 1699 faire son droit à Bourges où un de ses oncles, chanoine de la Sainte Chapelle de cette ville, l'avait appelé. Il se sentait attiré par les mathématiques et la physique et se hâta ensuite de se rendre à Paris en 1703 pour cultiver ces heureuses dispositions. Il publiait à vingt ans plusieurs mémoires de géométrie. Il était bientôt chargé par l'Académie des Sciences, où il fut accepté en 1708, à l'âge de 24 ans, de la direction de la « Description des divers arts et métiers ». Le nom de Réaumur a été popularisé par le thermomètre à alcool qu'il a construit vers 1730, et pour lequel il imagina l'échelle 0-80; ce fut le premier appareil dont les indications fussent comparables les unes aux autres. Mais ses recherches sur les alliages ferreux sont encore plus importants: il montra la possibilité de transformer la fonte en acier par addition de fer métallique ou oxydé, étudia la cémentation et la trempe de l'acier dans son ouvrage « L'art de convertir le fer forgé en acier et l'art d'adoucir le fer fondu » (1722). Il étudia la ductilité des métaux, la résistance des fils câblés, l'aimantation du fer. En 1722, il inaugura l'application du microscope à l'étude de la constitution des métaux, fondant ainsi la métallographie. Il découvrit le verre blanc opaque (verre dévitrifié), connu sous le nom de « porcelaine de Réaumur ». Il s'intéressa également aux sciences naturelles et s'occupa surtout des invertébrés, observant pour la première fois leur vie et leurs moeurs; ses « Mémoires pour servir à l'histoire des insectes » (1734-1742) sont un ouvrage capital. A ces travaux qui lui valurent le surnom de Pline du XVIIIe siècle, on peut ajouter: « Examen de la soie des araignées » (1710), « Sur l'art de faire éclore et d'élever en toute saison des oiseaux domestique » (1749). Il mourut d'un chute accidentelle durant des vacances.